jeudi 10 septembre 2009

La prepa en poeme (4): Les cours de français

Deux œuvres légendaires, traitant des cours de français en spé. A noter que ces œuvres ont justement été composées en cours de français, preuve ultime que non, les scientifiques n'en ont pas rien à faire de la littérature. Ces œuvres étant le fruit de la collaboration fructueuse des élèves du deuxième rang (ou du 3e, selon l'année), cités nominativement tous les grands esprits (enfin, ce qu'il en restait) ayant contribué à leur faire voir le jour est impossible. Surtout que bon, on a des capacités d'oubli phénoménal [Malgven, arrête de rire, merci] et je risquerais d'en omettre plein.

Et un grand jeu concours: retrouvez, à l'aide des textes, les thèmes des années ainsi que les œuvres au programme.

DOM JEUDI

En une pièce en cinq actes que nous allons écrire,
Vous pourrez,Dom Taupin,apprendre à découvrir,
Platon,Molière,Rabelais et leurs philosophies,
Dont le savant Minel parle tous les jeudis.

Géant Gargantuesques au discours platonique
Sa voix fuse comme la craie vole vers le 3/2,
Assommant un peu plus les élèves endormis.
Il tente,sans succès,d'arracher son public,

Aux charmes destructeurs de la déesse physique,
Et aux chants envoûtants de l'ange mathématique.
Abusant sans scrupule d'auteurs charismatiques,

Cherchant à réveiller les Socrates qui sommeillent,
Il souhaiterait nous voire rester en éveil;
Il devise sans fin-et nous dormons enfin.




LE RETOUR DU JEUDI

Par Minel le cyclope persécutés sans fin,
Tel Lantenac fuyant et raillant Cimourdain,
Nous endurons encore cette épreuve superbe;
De voir philosopher et entendre le verbe
D'un être étonnant à l'allure de jésuite,
Nous implorons le ciel de n'entendre la suite.
Oh,Dieux de la chimie et dieux de la physique,
Mille fois plus puissants que les mathématiques,
Sauvez-nous ici-bas d'une telle agonie,
Ne soyez pas complice d'une telle infamie.

L'oeil clair et agile,les mains fendant l'espace,
Pillorget héroïque à la réplique sagace
Tentant obstinément de convaincre la foule
-Silence,encore un mot et je perdrais la boule!-
Ainsi passe lentement les heures de français,
Où l'on s'escrime encore à nous parler de paix.

Oh doux moment de calme précédent la tempête,
Où le fou hugolien discourt sans queue ni tête.
Oh toi taupin fringant,voyant le compte à rebours
Dévoiler implacable l'horizon des concours,
Vois le funeste sort de ceux qui intégrèrent.
Tu seras 5/2,mon frère...

La prepa en poeme (3): Sonnet pour LB

Bon ben voila, la rentrée est la, la prépa a recommencé pour de pauvres taupins. Et voici donc venu le temps de relancer ce blog, mais pas trop loin, ce serait con de le perdre. (en plus, il y a même des gens qui laissent des commentaires, c'est la folie)

Donc le petit poème de ce jour.... (pour le texte original... le début aide)

SONNET POUR LB

Quand vous serois bien vieux le soir dans vostre hameau,
corrigeant et notant des devoirs affligeants
Direz chantant mes vers en vous émervoillant:
Les stars me célèbroient du temps que j'estoys BEAU.

Je serais loin déjà voguant vers d'autres cieux,
Ingénieur reconnu,célèbre et adulé,
Respectable entre tous,5/2 intégré,
Digne héritier de mes glorieux aïeux.

Mon TIPE fut ma croix,la physique mon calvaire
-J'y accumulois chaque jour de nouveau revers-
Avais-je mal travaillé,trop ménagé ma peine?

Sachez cepandant que je vous devrais tout
vous qui me convainquîtes d'aller jusqu'au bout.
Guidez dès aujourd'hui les stars de Kérichen.

samedi 13 septembre 2008

La prepa en poeme (2) : Le vandale de l'oral

Alors la j'avoue... Je ne sais même plus quel est le texte original.


LE VANDALE DE L'ORAL

En des temps reculés d'une époque ancestrale
Les élèves subissaient des tortures infernales,
Endomorphismes,séries et matrices diagonales,
Exercices assassins qui n'ont rien de trivial.

Le Xavier ce jour là était phénoménal,
Rayonnant de puissance et de sagesse royale.
Mais le Siefrid guettait sous ces allures banales,
Attendant patiemment son heure de faire le mal.

Son réveil fut terrible,mortel et animal
-Le Siefrid,c'était sûr,était bien cannibale-
Décimant ses élèves en un souffle glacial.

Il existe à Kérich un triste mémorial,
Où les noms des martyrs en lettres d'or s'étalent,
près duquel rôde toujours un sweat blanc en cavale.

dimanche 31 août 2008

L'colloc

Goffle en chanson, pour immortaliser Grenoble.

Niveau technique, j'ai encore des progrès a faire. La musique n'est pas assez forte par rapport au chant (si on peut appeler ça du chant) mais c'était la meilleure version.

Le contexte:
51 m2 sur deux étages, appartement entièrement refait a neuf et en partie meublé. Bien situé proche gare et tram. Deux chambres plus cuisine. Lave-linge et lits inclus. Côté court.




L’colloc

Il a mis sur l’mur
Au-dessus du frigo
Ses tickets d’chez Ca….
…sino
Son paquet d’marlbo
[il est pas accroc]
Aussi son zippo,
Bravo.
Deja tous les tracts,
Mis sous l’escalier,
Ca f’sait un peu réac
Borné
Elles me font marrer,
Ses idees loufoques
A c’type qu’est mon
Colloc.

On l’ramene la nuit,
Completement aux fraises,
Après un whisky,
Balaises
Moi je me retiens,
Esperant qu’ensuite,
Il arretera bien
les cuites.
Puis il reclamait,
Sans jamais se taire
De boire un café,
L’enfer.
ET quand on l’amenait,
Pioncait comme un bloc
Ce type qu’est mon
Colloc.

il donne dans la rue,
Des p’tits papiers blancs,
Qu’personne ne lit plus
Pourtant
Il fait le trottoir
Pour defendre les gens
Du matin au soir,
Tout l’temps.
J’lui dit qu’ses idees,
Elles menent droit dans l’mur,
Il sait qu’j’me fous d’elles,
C’est sûr.
Faut bien dire c’qui est,
Moi aussi j’debloque
D’puis qu’il est mon
Colloc.

Il prepare d’la colle,
Et des affiches rouges,
Il fait des banderoles,
Il s’bouge
C’est qu’le p’tit bonhomme,
Qu’est a l’ump,
peut pas l’sentir comme,
ses pieds.
Et d’Hollande c’gars la ,
Il pense que du mal,
Sous pretexte qu’il a
Pas de poigne.
Moi ca m’fait marrer
Qu’le PS debloque
Comme c’type qu’est mon
Colloc.

Quand j’l’regarde de loin,
Rentrer du sono,
J’retiens mes instincts,
Je bous.
Lui cherche son chemin,
Erre dans l’caniveau,
Pourtant il est bien
Debout.
Parfois c’qui m’desole,
C’qui m’fait du chagrin,
Quand j’pense a tout ca,
L’matin.
C’est qu’meme si je voulais,
J’peux pas publier,
L’caddie de mon
Colloc.

(sniff, j'ai perdu le fichier)

La prépa en poème: le Siefrid du siecle

Aaaaaa.... Enfin... Oui je sais la-bas dans vos chaumières vous vous demandiez ce qui se passait, ce qui me retenait loin de ce petit format papier numérique. Deux-trois fois rien. Mais passons sur les diverses occasions ou_avec_accent_que_le_correcteur_automatique_ne_propose_ pas_saleté_va j'ai sauvé le monde durant les derniers mois, terrassant des trolls, chevauchant des élans et luttant contre des sorcières (et pas l'inverse) pour arriver de suite a ce petit moment de quand on était jeune, naïf et innoc... jeune et naïf.

Voici devant vos petits yeux émerveillés, d'après un texte original de Totor, légèrement revu et beaucoup corrigé par les 3/2 du deuxième rang du cours de français (3/2... ça file un coup de vieux ça) "le Siefrid du siècle"

LE SIEFRID DU SIECLE

C'est un funeste jour pour les MPSI
Oh! Que de salles obscures et que de CDI,
Enfouis dans la cendre épaisse de l'histoire!
Les élèves sont tous là, rongés de désespoir.

Sans cesse assaillis par les profs en courroux,
Ceux-ci bretons, ceux-là marocains, brillants tous,
Ils ont des sciences déjà appris toute les matières;
Du professeur au pion et à la cantinière,
Tous les harcèlent sans fin, leur posent des questions
sur les mathématiques,la physique...les leçons;
Tous tremblent; pas un coin de Kérich où ne grince
La machoire d'un élève devant Sief le prince;
Il est maître des khôlles; de sa voix de fausset
Les élèves garderont la trace à tout jamais;
La réflexion sur son visage sa fossette creuse
Toute la classe voit alors sa figure affreuse,
Là ses idées,là son égo monstrueux,ces pâtes de coing,
Aliments hideux qu'on n'effacera point,
Tant avec sa verve impérieuse et dure
Ce despote s'excuse à chaque nouvelle bavure!

Or jamais ces vieux tics tant de fois ressassés,
Tel monsieur Jourdain racontant son passé,
N'ont paru plus mauvais et plus bizarre aux hommes
Que dans la classe étrange et funeste où nous sommes;
Il se dresse,dernier rempart des math tant aimées,
Que nos DL ne cessent encore de malmener.
Cet homme est un héros,un ange et même un dieu,
Qu'il soit notre lumière et nous guide vers les cieux.




Pour le texte original, je n'arrive malheureusement a le trouver sur internet. Il faudra donc attendre un peu.

vendredi 25 avril 2008

la prepa en chantant (2)

Maintenant c'est sur, je ne serais jamais un chanteur célèbre et adulé.




Le contexte:
Juste avant la guerre en Irak, a une epoque ou les germanistes LV1 (Wir sind SuperGermanisten) faisait la grasse mat' le lundi matin pendant que les anglicistes LV1 bossaient.


Le texte: LE PILLORGET RAILLANT [Mistral gagnant]

Ah faire un oral blanc
vingt minutes avec toi
et regarder mes points
tant qu'y en a.
T'écouter de très loin
avec ta drôle de voix,
parler d'américains
qui guerroient.
Pis essayer d'parler
Dans un langage idiot
Où j'sais pas aligner
plus d'deux mots.
Et entendre ton rire
Qui lézarde les murs
A chaque fois réagir
aux bavures.
Te raconter un peu
de ce texte audio
En anglais laborieux.
Ce grand échalas blanc
n'oubliera pas d'sitôt
mon anglais à deux francs.
Le Pillorget raillant

Ah dormir sans un bruit
Sans entendre ta voix
Rester l'lundi au lit
N'pas être là.
S'opposer à la guerre
Par des mots valeureux,
te parler d'Tony Blair
Un p'tit peu.
Et défendre l'Irak
pour le faire râler
l'éclabousser d'ma classe
et s'barrer.
Et entendre son rire
retentir là-derrière
ma note ce s'ra la pire
de la Terre.
Tu racontes surtout
les calembours d'antan
pendant qu'je rêve de bière
et des guerriers zoulous
qui niquèrent l'Angleterre
et tuèrent ses enfants.
L'anglais,c'est pas marrant.

Ah faire un oral blanc
vingt minutes avec toi
Regarder la moyenne
qui s'en va.
Saddam est un tyran
si il meurt on s'en fout
y restera des méchants
plein partout.
Et si moi je suis barge
ce n'est pas de tes yeux
qui ont l'désavantage
d'être vieux.
Et entendre ton rire
balayer d'un hoho
les irakiens,leurs cris,
leurs marmots.
Te raconter enfin
que moi j'aime la vie
et que j'l'aime même si
l'anglais est assassin
et emporte avec lui
toutes mes chances de classement.
Le Pillorget raillant.

vendredi 18 avril 2008

la prepa en chantant (1)

Vous les attendiez (ou pas)... les voila!! (et une petite pensée a ma petite sœur qui traverse en ce moment cette période difficile)


Petit lexique de présentation pour les non-inities: (et pour les autres aussi, vu leur capacité d'oubli phénoménale)

Il sera actualise au fur et a mesure.


M. Beau (le vrai, celui des MP*): la classe


Mr. Coq: L'homme au micro, le DJ de la physique, le commentateur officiel de la coupe du monde de chimie. Voir Olive et Coq.


Oliver Gense (prononcer a l'anglaise): matheux pas toujours très énergique, voir Olive et Coq.


Mathman: le taupin masque


"regardez... le mathsignal!"


Minel: prof es français, passionne de jazz et d'opéra classique post-moderno-rabelaisien. (comment ça, c'est pas au programme dans le thème "la paix", vous êtes sûr?)


Olive et Coq: a venir


Pilou: prof d'anglais, spécialiste de la défense des opinions pas forcement bien-pensante (pro-guerre en Irak, peine de mort, usage de la torture) pour créer le débat (avec parfois un doute si ce ne serait pas ce qu'il pense vraiment tellement il en défend certain bien). Fournisseur officiel de la tarte aux fraises de fin d'année.


Sief l'éclair:
L'homme au sweat blanc et au jean. Excellent psychologue, qui a su diagnostiquer mon caractère non-bijectif du a mon attrait pour les math romantiquement abstraites. Fait converger des séries vers l'infini et au-delà.


SuperGermanist: a venir


* nuit gravement a la santé, a consommer avec modération.